Assurance décès : ce qu’il faut savoir avant de souscrire

Assurance décès : ce qu’il faut savoir avant de souscrire

Garantir l’avenir financier de ses proches en cas de disparition est une préoccupation de beaucoup de Français. Un Capital décès est une des solutions. Plus vous y pensez tôt, moins son coût est élevé.

Un décès inattendu peut rapidement plonger une famille dans les difficultés financières. Pour couvrir ce risque, il existe des assurances spécifiques. Explications et conseils.

C’est un chiffre qui fait froid dans le dos. En France, un décès sur cinq a lieu avant 65 ans selon l’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ce risque est même deux fois plus élevé pour les hommes que pour les femmes.

Les assurances décès qui vous sont proposées pour protéger vos proches sont le plus souvent souscrites pour garantir un crédit immobilier. Mais ces formules peuvent aussi faire l’objet d’un contrat spécifique. Les assureurs mettent actuellement l’accent sur ce type d’offres. Que valent-elles et comment les sélectionner ? Quels sont les pièges à éviter ?

Des contrats couvrant l’invalidité totale

Les assureurs proposent diverses formes d’assurance décès. Pour obtenir un prêt immobilier, vous êtes contraint de souscrire une assurance qui remboursera votre crédit en cas de décès ou d’invalidité. On parle alors d’assurance emprunteur. Autre exemple : dans un contrat d’assurance vie, une garantie plancher, incluse ou proposée en option, peut venir couvrir les pertes subies sur les unités de compte en cas de décès précoce du souscripteur.

Les contrats dits «temporaire décès» visent aussi à garantir un avenir financier plus serein à vos proches en sécurisant le patrimoine à leur transmettre. En pratique, le souscripteur paie tous les ans une prime d’assurance. Dans le cas de décès (ou d’invalidité assimilée) pendant la période couverte par le versement, la compagnie d’assurances réglera le capital assuré.

En revanche, si l’assuré n’acquitte plus sa cotisation, la compagnie ne versera rien. C’est pourquoi l’on parle de contrats «à fonds perdus». Diverses options sont généralement disponibles, comme le doublement du capital en cas de décès accidentel. Une autre option, appelée «rente éducation», peut être pertinente quand l’assuré a de jeunes enfants : la compagnie s’engage à leur verser une rente temporaire pour effectuer leurs études jusqu’à un âge défini (souvent 25 ans).

Si, sur le papier, la formule de l’assurance décès paraît séduisante, l’assureur ne peut en réalité accorder sa garantie que de manière restrictive. Parfois, le décès doit résulter d’une cause extérieure soudaine et imprévisible, ce qui exclut, par exemple, l’accident cardiovasculaire. Privilégiez les nombreux contrats qui couvrent le décès quelle qu’en soit la cause. La perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) est également très souvent couverte.

Souscrire jeune limite le coût et les formalités

Parmi les personnes concernées au premier chef par une assurance temporaire décès, citons les couples dont l’un des membres ne travaille pas ou peu, surtout avec des enfants à charge, les parents veufs avec des enfants en bas âge, les couples non mariés et les couples mariés avec un écart d’âge important.

Lorsque la souscription d’un contrat est décidée, reste à déterminer le montant de capital à assurer. Pour cela, faites le point sur les prestations auxquelles vos bénéficiaires pourraient prétendre. Libre à vous de faire évoluer ensuite les garanties selon les besoins de la famille. Pour plus de sécurité, optez pour un capital assuré élevé au départ, quitte à l’ajuster par la suite.

Avant d’être couvert, vous devrez vous soumettre à des formalités médicales. Les exigences des compagnies s’accentuent avec l’âge et selon le capital ¬assuré. La consommation de tabac pèse sur le tarif : «Les fumeurs paient généralement de 25 à 75% de plus»,. Attention, toute déclaration mensongère qui vise à réduire la note est à proscrire.

Vous risquez de voir l’indemnité réduite ou le contrat annulé si la mauvaise foi est avérée. «Soyez, en outre, prudent avec les contrats qui affichent des prix attrayants, mais qui demandent des formalités médicales tous les cinq ans, prévient Bruno Hardy. Cela peut au bout du compte vous coûter plus cher.» Privilégiez un contrat qui garantit le tarif même si l’état de santé se dégrade.

Passé un certain âge, généralement de 65 à 85 ans, il n’est souvent plus possible de souscrire. L’assureur fixe, en outre, un âge limite (parfois jusqu’à 99 ans) au-delà duquel les garanties ne jouent plus. L’âge influe aussi sur le montant des primes. À 30 ans, vous ¬devrez verser annuellement environ 100 euros pour un capital décès de 100.000 euros.

Mais à l’âge de 60 ans, il vous en coûtera neuf à dix fois plus. Vous l’aurez compris, il est pertinent de souscrire jeune pour protéger vos proches à moindres frais.

Les capitaux versés sont exonérés

Fiscalement, le capital versé par une assurance décès reste en dehors de l’actif successoral (article L 132-12 du Code des assurances). Seule la dernière prime annuelle est déduite des abattements qui sont associés à l’assurance vie : 152.500 euros par bénéficiaire (art. 990 I du CGI) pour les versements effectués avant 70 ans puis 30.500 euros pour l’ensemble des bénéficiaires taxés (art. 757 B du CGI). Une vraie solution de prévoyance patrimoniale.

Par Gid Assurances

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