Permis de chasse : la révolution

Permis de chasse : la révolution

200 €… au lieu de 400 actuellement. À la demande des associations, l’Élysée s’apprête à donner son feu vert pour diviser par deux le prix du permis de chasse national. Une réforme destinée à faciliter la mobilité des chasseurs.

Un permis national à moitié prix

Les chasseurs en rêvaient depuis longtemps, sans trop y croire. C’est aujourd’hui, presque fait. Selon les organisations de chasseurs, la mesure est même dans la besace. «Le permis de chasse à 200 € au lieu de 400, Willy Schraen, notre président de la Fédération nationale des chasseurs en avait fait la demande le 15 février dernier, en étant reçu à l’Élysée. Le président Macron y est favorable. Il ne devrait pas tarder maintenant à l’officialiser. Peut-être même aujourd’hui. Nous en sommes aux derniers arbitrages entre l’Élysée et Bercy», croit savoir Thierry Cabanes, le président de la Fédération départementale des chasseurs de Tarn-et-Garonne.

«Plus simple, plus intéressant»

La réforme qui pourrait entrer en vigueur en 2022 a pour objectif de faciliter la mobilité des chasseurs. «Aujourd’hui, la plupart des chasseurs se contentent de prendre un permis départemental, qui oscille entre 130 et 210 €, selon les départements. S’ils veulent pratiquer leur loisir dans un autre département, ils doivent s’acquitter d’un deuxième permis, ou alors d’un forfait pour quelques jours. Seul le permis national permet de chasser partout en France, sans avoir à payer de permis départemental ou de forfait supplémentaire. En cassant ainsi le prix, c’est sûr que beaucoup de monde prendra, directement, le permis national. Ça sera plus simple et plus intéressant», assure Serge Casteran, président de la Fédération des chasseurs du Gers, mais également de la Fédération régionale.

Financièrement

Tout a été calculé pour ne pas pénaliser les fédérations départementales. «On va vers une explosion du nombre de permis nationaux, au détriment, bien sûr, des permis départementaux. Mais les fédérations départementales ne seront pas perdantes. Il y aura des mesures compensatoires. La chasse doit s’adapter, doit se mettre en phase avec le monde actuel. Les jeunes chasseurs veulent bouger, ne pas se contenter d’un territoire. C’est une révolution pour nous. L’enjeu est d’attirer aussi vers nous de nouveaux adeptes», indique le président de la Fédération des chasseurs de Tarn-et-Garonne. Thierry Cabanes accueillera, le 20 avril prochain, à Montauban, le président de la Fédération nationale pour présenter toute la réforme devant le congrès départemental.

Mais la décision ne ferait pas non plus que des heureux. Hier, la Fédération nationale des chasseurs a diffusé un communiqué pour désenfler une polémique naissante. «Annoncer que cette mesure est un cadeau aux chasseurs à des fins électoralistes illustre bien la méconnaissance de l’autofinancement de la chasse par les chasseurs eux-mêmes. Ce geste symbolique fort ne concerne pas l’argent des contribuables, mais celui des chasseurs eux-mêmes qui doivent s’acquitter tous les ans d’une taxe départementale ou nationale obligatoire pour bénéficier de la validation annuelle de leur permis de chasser», indique la fédération.

Par Gid Assurances

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