Tours : deux décès en salle d’attente des urgences

Tours : deux décès en salle d’attente des urgences

Deux personnes âgées sont décédées aux urgences de Tours à quinze jours d’intervalles, rapporte France Bleu. Elles étaient restées entre 4 et 6 heures à attendre sur des brancards dans la salle d’attente.

« Ce ne sont des conditions de décès souhaitées pour personne, nos pensées vont aux familles », déplore auprès du Figaro le professeur Pierre-François Dequin, responsable médical du pôle urgences du CHU de Tours. Alors que la mort tragique de Naomi Musenga, dont l’appel n’a pas été pris au sérieux par une opératrice du Samu est encore dans toutes les mémoires, des nouveaux cas d’incidents liés à la prise en charge de patients sont dévoilés ce vendredi. Deux femmes âgées de 90 ans sont décédées à quinze jours d’intervalle, la première dans la nuit du 11 au 12 avril, la seconde le 3 mai. Toutes deux atteintes de pathologies graves et en fin de vie, elles sont mortes dans la salle d’attente des urgences de Tours. Un événement funeste qui intervient alors que trois organisations syndicales ont déposé un préavis de grève aux urgences de Tours pour le jeudi 24 mai.»

Une des patientes est restée plus de 6 heures sur un brancard, l’autre 4 heures. Il y avait « des cas plus graves à gérer » à ce moment-là explique Pierre-François Dequin, tout en ajoutant qu’il s’agit d’un « phénomène exceptionnel ». Ce soir-là, il y avait entre 12 et 15 brancards alors que la salle d’attente peut en accueillir six. « Les équipes sont meurtries, choquées, blessées par ces décès indignes », indique le professeur Dequin.

Engorgement des urgences

« On a suivi la procédure habituelle mais ce soir-là les urgences étaient pleines », témoigne-t-il. Il précise que la première patiente avait été écoutée un quart d’heure après son admission. D’autres patients, présentant des blessures plus graves, devaient toutefois être pris en charge en priorité. « Nous avions des lits disponibles, mais il s’agit d’un problème de fluidité des parcours », explique Pierre-François Dequin.

« Les familles des deux personnes âgées décédées ont été prévenues par le médecin de garde, puis reçues par le chef de service et la direction pour être totalement transparent », raconte le chef des urgences. Un tel évènement s’était déjà produit. En 2009, une personne était décédée dans les mêmes circonstances, rappelle le professeur.

 

Par Gid Assurances

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